Scents of the city ou l’odyssée olfactive de Thalys

Thalys a proposé à Bruxelles, lors d’une exposition éphémère, une échappée olfactive et colorée à travers les villes européennes que la compagnie visite. Le coup d’envoi d’une campagne de communication bien sentie !

Le 11 mai, Nez était convié à se rendre à Bruxelles pour faire la découverte de la nouvelle campagne de communication sensorielle de la ligne ferroviaire Thalys.

Thalys et l’agence de pub RosaPark ont proposé une capture des odeurs des grandes villes européennes que la compagnie dessert (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Cologne). Une installation éphémère dans une galerie bruxelloise nous a permis de découvrir 752 odeurs encapsulées dans des tubes en aluminium qui correspondent à des lieux des villes sélectionnées. L’exploration olfactive était accompagnée d’un dépliant qui indiquait la légende des numéros de chaque tube, la référence géographique précise pour chaque ville, et son adresse, composant ainsi une cartographie sensorielle et olfactive.

Thalys, RosaPark et le travail remarquable du studio de création responsable de cette création artistique, L’associé, a proposé un voyage à la fois immatériel et une invitation à assouvir nos futurs rêves d’évasion.

La création de ces fameux parfums a été confiée à Léonard Marchal de la société de composition Drom Fragrances, et la consultante Elisabeth Carre.

Retour sur ce voyage sensoriel à travers les odeurs des villes…

Paris, Gare du Nord, 9h25

De quelle nature est l’installation ? Comment la conception s’est-elle faite ? Quelles sont les odeurs parisiennes ? À quoi s’attendre exactement ? Autant de questions qui semblent hanter les pensées des journalistes assis dans ce train, les nez à la fois pris entre curiosité, nervosité et excitation.

La question sensorielle ou plutôt son expérience avait commencé dès le lounge Thalys dans lequel la machine à café dégageait des effluves verts, acidulés, presque âpres, suivi d’un mélange de notes lactées, chaudes et réconfortantes, le tout dans un tourbillon de détergent citronné.

Puis voilà l’embarquement dans la chaleur et le confort de la première classe, où le parfum de la compagnie ferroviaire présent sur toutes ces lignes, est, lors de notre venue, malheureusement absent.

Bruxelles, rue Antoine Dansaert, 11h

Derrière d’immenses vitres, se tient ce qui ressemble depuis l’extérieur à une explosion de couleurs. Une véritable vague comme capturée dans son mouvement ondulatoire. Les regards sont tout d’abord intrigués, captivés, puis l’entrée dans cette galerie minimaliste se fait doucement comme si une préparation mentale était nécessaire pour se confronter à cette installation. Une fois dans cet espace presque glacé, où trône cette création de manière majestueuse et imposante, sans que le peu de mobilier présent ne vienne perturber notre vision, nous voilà devant cette énigme colorée.

 

©Chloé Cornelisse – Thalys

 

©Chloé Cornelisse – Thalys

 

Alors qu’on aurait pu s’attendre à une symphonie de parfums, enivrants ou détestables, rien ne se dégage, comme un silence déconcertant, troublant. Que se passe-t-il ? Sommes-nous tout à coup pris d’une soudaine incapacité olfactive ? Nous inspirons, respirons, nous ôtons nos vêtements comme s’ils étaient les responsables de notre handicap, en nous emprisonnant dans le parfum dont nous étions enveloppé ce matin, l’esprit encore embué à peine sorti de la chaleur doucereuse des couvertures. Mais rien n’y fait, cette absence continue de nous frapper, un ballet sensoriel qui se dérobe, se refuse à votre nez.

Alors comme un animal effrayé et curieux, nous tentons une approche à petit pas, en arpentant tout autour de cette installation, une exploration de tous ses côtés, même en dessous, une traversée de part et d’autre. Une multitude de tubes de différentes couleurs, attachés à différentes hauteurs et qui forment un ensemble de toute beauté, telle une œuvre d’art contemporain, où le chatoiement du bleu répond à celui de l’orange et du jaune. Un arc-en-ciel de tubes. Mais le précieux sésame ne se dévoile à nous que lorsque nous tournons délicatement, avec appréhension, ces précieuses fioles et là se déploient les odeurs, comme un  savant emprisonnement, pour en révéler la puissance.

 

©Chloé Cornelisse – Thalys

 

Une odyssée olfactive

Une expérience ludique, qui nous transporte au cabaret mythique du Crazy Horse où l’érotisme que nous pensions tapageur avec cette invitation sur le petit dépliant « Bienvenue au cabaret » est en réalité neutralisée par des notes poudrées, un accord presque crémeux, la douceur onctueuse d’un rouge à lèvres.

Une rencontre parisienne s’opère avec la place du Trocadéro et son dessert mythique, le macaron pistaché, où la saveur amandée se fait reine, enveloppée dans la gourmandise de ce fruit sec qui vient discrètement apporter une facette un peu moins lisse, dans une proximité avec les douceurs parfumées que l’on retrouve chez Serge Lutens comme Rahät Loukoum ou encore la Traversée du Bosphore chez l’Artisan parfumeur.

Puis sortie de Paris, nous voilà à Bruxelles pour une « Balade façon Magritte », dans le musée dédié à cette figure emblématique du mouvement surréaliste, dans lequel le parfum qui se déploie n’est pas celui d’un parquet tout fraichement lustré, mais bien un tabac, matière première qui se trouve mise à l’honneur. Une savante note d’humeur et référence culturelle au tableau Trahison des images, plus connu sous la formule qui accompagne cette huile sur toile Ceci n’est pas une pipe. Des volutes de fumées piquantes, envoutantes, entêtantes, et une sécheresse qui prend à la gorge, loin d’un enrobage mielleux ou de l’âpreté d’un goudron, nous laissent néanmoins le sourire aux lèvres par cette beauté de la poussière épicée et froide. Un clair-obscur déroutant, fascinant, proche de l’exercice magnifique de Tabac tabou de Parfum d’empire, subjuguant de complexité.

Nous détournant de ce sillage, des notes caramélisées, un peu grassouillettes de beurre fondu presque à la limite de l’écœurement, nous évoquent les pop-corns que l’on déguste lors d’une « séance royale » dans l’univers feutré du Cinéma Galerie, à la Galerie de la Reine de la capitale belge. Une réjouissance gustative presque trop présente, évoquant tout à la fois dans un pêle-mêle des notes sirupeuses, la moiteur presque rance du beurre et en toute fin, une légère odeur de maïs grillé éclatant en bouche.

En déambulant parmi les tubes, en ouvrant au hasard, seulement mus par une curiosité impérieuse de tout découvrir, notre nez est le principal guide de ce lieu, et sentir constitue l’essence même de l’expérience de cette installation artistique.

©Chloé Cornelisse – Thalys

 

Changement de ville et de pays : c’est désormais au tour d’Amsterdam d’avoir nos faveurs, où l’injonction «dites cheese» du tube n°44 ne fait nullement référence à la nécessité de nous servir de nos zygomatiques et de dévoiler l’entièreté de notre dentition, mais au fromage traditionnel de gouda au cumin. Des odeurs animales, presque de peau et de sueur, une force qui se trouve contrebalancée par le caractère rond, délicatement fumé du fromage, des effluves d’épices aromatiques et chaudes, pris dans des notes lactées presque suintantes.

Puis une surprise nous attend à Cologne, lorsque nous ouvrons le tube n°54 intitulé « coup de sifflet final », car nous voilà dans l’un des stades emblématiques allemands, le RheinEnergieStadion. Une odeur d’herbe fraichement coupée vient emplir nos narines, un stade vide comme avant la cacophonie olfactive et sonore, les chants des supporters, les relents de transpiration corporelle, les passes, penaltys et autres techniques de jeu propre à ce sport. C’est un parfum véritablement herbacé, un gazon verdoyant.

Et le bouquet final, l’apothéose olfactive est peut-être la rencontre sidérante avec la reconstitution du parfum de la cathédrale de Cologne qui parvient, avec cette froideur presque métallique, poussiéreuse et la présence d’un encens, à recréer l’atmosphère de la mystique ecclésiastique de ce lieu imposant et majestueux, témoignage sublime de l’architecture gothique.

Par ailleurs, une initiative originale et ludique est proposée avec la projection dans les salles parisiennes et belges d’un court film qui fait partie intégrante de toute cette campagne de communication particulièrement réussie. Il s’agit d’une déambulation poétique qui nous emmène du marché aux poissons au champ rougeoyant de tulipes. Une ode délicate où un curieux personnage pourvu d’une troublante ressemblance nasale avec l’acteur américain Adrien Brody, déambule le nez en l’air. Une légèreté colorée et rythmée par un classique de la musique tsigane, qui n’est pas sans rappeler l’univers cinématographique de Wes Anderson et de son personnage haut en couleur, Monsieur Gustave H. Une trame rouge que l’on retrouve tout au long de la projection vient opérer un rappel subtil de la couleur emblématique de Thalys.

 

 

Ce n’est pas simplement une énième campagne de communication vaguement parfumée ou évoquant de manière anecdotique la thématique olfactive que nous présente de concert l’agence Rosa Parks et Thalys, mais bien véritablement un beau projet abouti tant dans sa conception (deux années de travail) que dans sa réalisation. L’installation est à proprement parler une véritable œuvre d’art, à la fois visuelle et olfactive, où le mélange de matières premières et la reconstitution de parfums entend proposer une réflexion sur la place des odeurs dans nos quotidiens urbains, révélant ainsi les visages multiples de ces villes, et nous offrant une autre manière de concevoir la géographie.

Une perspective intéressante, notamment avec le concept de « smell walk » ( appelée également balade olfactive),  qui permet ainsi non seulement une meilleure appréhension de l’architecture, de l’espace, mais également pour les participants une appropriation personnelle par le biais de cette expérience sensorielle.

Galerie, 90 rue Antoine Dansaert à Bruxelles, l’exposition a eu lieu du 12 au 14 mai et était accompagnée d’une présentation vidéo disponible en ligne et diffusée dans les salles des quatre pays concernés  (France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas)

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3ème Congrès Olfaction & Perspectives: les nouveaux champs d’application

Le troisième congrès d’ Olfaction & Perspectives se tiendra en mars 2017 à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris.

Cosmetic Valley et l’ISIPCA organisent au mois de mars 2017 le troisième congrès “Olfaction & Perspectives” à Paris, en partenariat avec Nez !

Cette troisième édition sera dédiée aux nouveaux champs d’application et d’utilisation de l’olfaction. Quatre conférences seront organisées autour de ce thème, avec comme intervenants un groupe d’experts dans divers domaines. Le salon ouvert à tous est néanmoins plus tourné vers les professionnels.

Conférence “Olfaction et Fragrances”: “l’olfaction comme médiateur d’émotions, de mémoire et de bien-être”. Elle abordera principalement le bien-être, les émotions, l’hédonisme et l’attachement.
On pourra y voir intervenir Benoist Schaal du CSGA, Arnaud Aubert de l’Université de Tours, Bernard Perroud de SOS Anosmie et Christian Margaux de Firmenich.

Conférence “Olfaction et Arômes”: “Prise en compte de la dimension olfactive dans l’étude du comportement alimentaire”. Les sujets principalement abordés seront les préfèrences alimentaires, le comportement alimentaire, la nutrition et les déterminants sensoriels. Participeront Thierry Thomas-Danguin du CSGA et Dag Piper de la marque Mars.

Conférence “Olfaction et Santé”: “rôle de l’olfaction dans la prise en charge des patients” et “L’olfaction comme un marqueur, innovation diagnostique”. La discussion tournera autour des mots “thérapeutique”, “marqueurs d’efficacité”, “diagnostic” et “prise en charge”.
Interviendront Philippe Robert du CHU de Nice, Denis Ducreux de l’ APHP, Laurence Conty de l’Université Paris 10, Désirée Lopis de l’Université Paris 10 et Céline Manetta de l’IFF.

Conférence “Olfaction & XXIème siècle”: “le futur de l’olfaction”. La place de l’olfaction dans le numérique, avec l’émergence de la réalité virtuelle…
Les experts présents seront Sylvain Delpanque de l’Université de Genève, Christelle Porcherot de Firmenich, Emmanuel Boudard de PSA groupe et Alexis Dejoie d’Alpha-Mos.

 

Entreprise adhérente (CV, SFP, SFC, SFAS): 470 € HT (564€ TTC)

Entreprise non adhérente: 560 € HT (672€ TTC)

Académique: 170€ HT (204 € TTC)

Etudiant: 65 € HT (78€ TTC)

“How does evil smell”, exposition olfactive d’Habib Asal au Kunstmuseum Thun

Le Kunstmuseum de Thoune ouvre le dernier volet de ses Olfactory Exhibitions avec les installations d’Habib Asal.

Le Kunstmuseum de Thun (Musée des beaux-arts) accueille cette année la série d’expositions Olfaction Exhibition divisée en quatre temps et dédiée à l’étude des odeurs dans l’art.
Pour le dernier volet de cette exposition, le musée et le Scent Culture Institute ont fait appel à l’artiste helvético-palestinien Habib Asal, qui pratique l’art majoritairement sous forme d’installations ou de happenings.

Pour l’Olfaction Exhibition, il a pensé son installation autour du thème “How does evil smell ?” ou “Que sent le mal ?”, reflet de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde : assassinats, guerres, peur…
Alors que nous sommes exposés visuellement à ces nouvelles terrifiantes via toute sorte de médias, Habib Asal a lui décidé de s’intéresser à la dimension olfactive du mal. Nous voyons, par exemple, sans cesse des images de fusils, mitraillettes… Est-ce que leur odeur provoque en nous le même sentiment d’effroi ? Nous sentons-nous menacés dès lors qu’on les sent ?

Commissaires d’exposition : Katrin Sperry (Kunstmuseum Thun) et Ashraf Osman (Scent Culture Institute)

Cette exposition est soutenue par la marque parisienne de parfum État Libre d’Orange.

“Le nez des musiciens” : Tassis Christoyannis, chanteur et compositeur

Nez prolonge en ligne l’article sur le “Nez des musiciens” publié dans son deuxième numéro, et vous présente aujourd’hui le nez de Tassis Christoyannis.

Pour le deuxième numéro de Nez, la revue olfactive, nous avons demandé à des musiciens de partager avec nous leurs souvenirs et leurs références olfactives… Et nous avons eu la chance de récolter de nombreuses réponses.
Faute d’avoir pu toutes les publier sur la double page consacrée à cette rubrique dans la revue papier (p.12-13), nous leur dédions ici un espace qui vous offrira, nous l’espérons, un prolongement agréable à la lecture de “Le Nez des musiciens”. 

Tassis Christoyannis, chanteur et compositeur grec, vient de sortir un disque pour le label Aparte en coopération avec le pianiste Jeff Cohen et le Centre de Musique Romantique Française composé par Saint-Saëns et intitulé  Mélodies.
Il a aussi récemment obtenu l’Orphée d’Or, prix français du meilleur interprète de mélodies françaises suite à son enregistrement de Benjamin Godard. Il sera en récital le 24 mars 2017 à l’Opéra Comique, accompagné de Jeff Cohen.

Ton parfum ?
Portrait pour homme de Paul Smith, depuis 1 mois. Avant, je portais un parfum grec : L’eau de toilette pour homme au vetiver, thé vert et bois de cèdre de Korres.

Ta madeleine de Proust ?
Le parfum au jasmin de ma tante que je sentais, enfant, chaque fois que j’allais chez elle, et que je sens encore quand je la vois. Doux, tendre, sécurisant… 

Ton pire souvenir olfactif ?
L’odeur d’une femme que j’ai rencontrée. Elle n’était pas sale mais son odeur aurait pu me faire vomir.

La musique, ça sent quoi ?
Je ne sais pas… Bien que je la perçoive par les oreilles, et ses vibrations par la peau, la relation que j’ai avec la musique est hors des sens physiques, dans un autre monde. C’est pourquoi je n’ai jamais lié la musique à un parfum en particulier, ce serait diminuant. Il n’y a pas qu’un parfum ; c’est tout ce qui existe et qui n’existe pas en même temps.

Quel rapport entretiens-tu avec les odeurs ?
J’y suis très sensible. Par exemple, j’utilise souvent des huiles essentielles pour créer des ambiances olfactives qui m’aident à me relaxer ou à me purifier dans les moments difficiles. Sinon, j’adore les odeurs du café, du vin, de la lavande, de la mer, de la pluie, des hommes, des femmes, des enfants, des animaux… en deux mots, les odeurs de la vie. En sentant les odeurs, on sait qu’on est vraiment vivant, et en étant vivant, on veut et on peut chanter !


Acheter Nez, la revue olfactive – Le propre & le sale – octobre 2016

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Entretien avec Marlène Staiger et Philippe Dubost, coordinateurs du Mooc “Parfums : de l’art de sentir au marketing olfactif” (Isipca)

Entretien avec les créateurs du Mooc “Parfums : de l’art de sentir au marketing olfactif” de l’Isipca.

L’Isipca (Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique alimentaire), propose un cours en ligne (ou Mooc) pour découvrir l’univers du parfum, sur la plate-forme Fun Mooc.

A l’origine de ce projet éducatif, Philippe Dubost, issu d’une école de commerce et qui  a suivi parallèlement une formation en histoire de l’art  à l’Ecole du Louvre et à l’Université Charles de Gaulle Lille, est accompagné de Marlène Staiger, spécialiste en olfaction/formulation, qui  a elle-même obtenu un diplôme en aromatique alimentaire à l’Isipca et a développé une activité de conseil pour la réalisation d’ambiance et de dispositifs olfactifs auprès des entreprises et des marques.

Ils ont bien voulu répondre à nos questions et nous en dire plus sur cette approche inédite dans le milieu de l’olfaction. 

 

En quoi consiste ce Mooc ? 

Philippe D.: “Parmi nos 5 sens, l’odorat est probablement celui qui est le plus inné, le moins connu et le moins aimé. L’expression “Je ne peux pas sentir cette personne” témoigne du caractère irrationnel de l’odorat, comme si ce dernier nous reléguait au rang d’animal. L’état des recherches actuelles met en lumière l’importance des odeurs et explique comment elles influencent notre comportement. C’est dans cette tendance que s’inscrit l’Isipca qui propose aujourd’hui un Mooc ouvert à tous, pédagogique et collaboratif qui tend à souligner l’importance des odeurs en soulignant les plus nobles qui sont incarnées par le parfum.”

Marlène S. : ” Ce Mooc est répartie sur 5 semaines et sera accessible sur la plateforme à partir du 31 octobre. Il représentera environ 3 heures de travail hebdomadaire pour l’apprenant et comprend plusieurs séquences :

Séquence 1 : SENTIR

Cette séquence permet d’aborder les notions principales liées à l’odorat et aux odeurs de manière générale : physiologie de l’odorat, méthodologie pour apprendre à  sentir, discerner les notes olfactives existantes, découvrir les matières premières essentielles et comprendre la manière dont elles ont été extraites. 

Séquence 2 : CONNAÎTRE

Il s’agit de plonger dans l’univers des fragrances en abordant l’histoire des parfums et de l’odorat, les techniques scientifiques qui leur sont associées, la classification des parfums ou encore leurs réactions sur notre peau.

Séquence 3 : CRÉER

Cette séquence abordera les notions qui sont en relation avec la créativité et l’inspiration, la part artistique du parfum, ainsi que son rapport aux arômes et/ou à la gastronomie.

Séquence 4 : VENDRE

Dans cette dernière partie, nous traitons des aspects marketing du parfum, de son flaconnage, des différents supports existants hors de la parfumerie fine, du positionnement des marques de niche dans notre industrie ou encore des créations olfactives au sens général.” 

Jean Michel Duriez

Qui est la cible d’un tel cours ? Doit-on déjà avoir des connaissances en parfumerie pour y prendre part ou est-il ouvert au plus grand nombre ?

Marlène S. : “Ce cours s’adresse à toute personne s’intéressant à l’univers de l’odorat et des parfums, curieuse et désireuse d’en apprendre davantage. Il s’adresse également aux étudiants, aux journalistes, aux personnes souhaitant se reconvertir ou tout simplement aux passionnés. Ce Mooc est ouvert au plus grand nombre et a été réalisé pour être abordable par tout le monde, cependant il est vrai qu’un minimum de notions en chimie et en biologie peuvent constituer un avantage dans la  compréhension de certaines parties.”

 

Obtient-on une certification ou un diplôme de l’Isipca à son issue ?

Marlène S. : “Tout à fait. À l’issue de ce Mooc, un prix du jury sera rendu à l’apprenant le plus assidu et il remportera  une participation à la summer school Isipca 2017.  Il y a également la possibilité d’avoir une certification officielle de l’Isipca en s’inscrivant à l’examen surveillé final.”

Philippe D. : “Ce prix du jury avoisine tout de même 3 200 euros et la Summer school dure 10 jours (2 semaines complètes).”

 

Comment vous est venue l’idée de créer ce Mooc ? Avez-vous eu des demandes particulières ?

Philippe D. : “Ce projet s’inscrit directement dans le prolongement du projet de French Touch destiné à promouvoir 4 écoles de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France (Ferrandi, Gobelins, la Fabrique et Isipca) reconnues pour la qualité et la réputation de leurs enseignements. Ces 4 écoles font de fait la promotion de savoir-faire très français et bénéficient d’une forte notoriété internationale dans leur secteur d’activité.
L’idée de réaliser un Mooc qui serait dédié à la parfumerie nous est apparue tout à fait pertinente afin de vulgariser et d’ouvrir les portes d’une corporation assez secrète et donc méconnue. Il y a quelques siècles encore, le parfum revêtait des vertus magiques. Il s’apparentait au poison, permettait d’établir un lien entre l’homme et ses dieux et écartait les maladies.”

 

Marlène S. : “Lorsque Philippe m’a proposé le projet j’ai tout de suite été emballée. J’ai un parcours professionnel plutôt atypique puisque je ne viens pas de l’univers des parfums à la base mais des arômes et j’ai eu la chance de travailler sur beaucoup de projet différents entre la science, l’art et les odeurs.

Piloter un cours en ligne sur les parfums pour l’Isipca c’était aussi une vraie opportunité d’enrichissement personnel qui s’est matérialisé par de très belles rencontres avec tous les intervenants du projet que j’ai sollicité et qui ont eu la gentillesse de donner de leur temps.
Il s’agissait d’élargir le dialogue et de donner une vision globale de ce que peut être notre industrie et le monde des parfums qui est vraiment très riche.
Dans mon entourage, lorsqu’on me demande ce que je fais, les personnes profanes sont toujours très étonnées  de découvrir des métiers qu’ils ne soupçonnaient même pas. Puis leur curiosité s’attise parce qu’au final, ils ont très peu d’informations sur l’odorat et sur les parfums à part l’image qu’ils se font de notre industrie à partir du livre de Suskind ou des campagnes publicitaires faites par les marques par exemple. C’est pourquoi je pense qu’il y a un vrai travail de fond à faire sur ce sujet.”

 

Cyrille Santerre - Isipca

 

Réfléchissez-vous à de possibles extensions de ce Mooc ou est-ce seulement un événement ponctuel ?  

Philippe D. : “Très franchement, à ce stade, nous  sommes incapables de mesurer l’impact et les retombées de cette opération en matière de notoriété. Nous espérons que ce Mooc permettra d’initier des vocations dans le domaine de la parfumerie, et d’orienter de nouveaux étudiants vers l’Isipca  et vers ses nouvelles formations qui ont reçu la certification RNCP en juillet 2016.

Ces nouvelles formations très professionnelles visent à renforcer le savoir-faire et les compétences de nos apprenants afin d’assurer leur intégration professionnelle.”

Propos recueillis le 27 septembre 2016

Début du cours: 31 octobre 2016
Date de fin d’inscription: 7 novembre
Lien vers le cours : https://www.fun-mooc.fr/courses/isipca/111001/session01/about

Le Grand musée du parfum : une nouvelle institution culturelle à Paris

Le Grand musée du parfum vous invite à une exploration multi-sensorielle, pédagogique et artistique du parfum.

Logo Le Grand musée du parfumLe Grand musée du parfum est-il le deuxième grand événement parfum de l’année ? (Après la sortie de Nez !) Nous ne préjugerons pas, mais la démarche entamée ici par Guillaume de Maussion et son équipe semble plutôt prometteuse. Installé au 73 rue du Faubourg Saint-Honoré, ce nouveau musée devrait offrir une vision renouvelée du parfum et de l’olfaction en proposant une véritable expérience sensorielle… dans un lieu d’exception, comme il est coutume de dire.

La suite de l’article sur Auparfum.com

 

Rives de la Beauté 2016 : 8e édition du parcours beauté parisien (3-10 septembre)

Les Rives de la Beauté reviennent au mois de septembre, pour une 8e édition. Un peu plus tôt que d’habitude dans le mois (du 3 au 10 septembre), mais avec toujours autant d’événements beauté et parfum à découvrir !

Les Rives de la Beauté reviennent au mois de septembre, pour une 8e édition. Un peu plus tôt que d’habitude dans le mois (du 3 au 10 septembre), mais avec toujours autant d’événements beauté et parfum à découvrir !

Elles se veulent « un parcours ouvert et effervescent dans Paris, et destiné à un public de consommateurs avertis et curieux, met en scène, dans des lieux choisis, expositions, installations et accueils singuliers. »

La suite de cet article est sur Auparfum.com

Conférence “Diffusion numérique d’odeur, nez électroniques et olfaction” à la Gaité Lyrique – la vidéo

Vous n’aviez pas pu assister à notre conférence “Diffusion numérique d’odeur, nez électroniques et olfaction” à la Gaité Lyrique du 25 mai dernier ? Rassurez-vous, voici la captation vidéo de l’événement !

Vous n’aviez pas pu assister à notre conférence “Diffusion numérique d’odeur, nez électroniques et olfaction” à la Gaité Lyrique du 25 mai dernier ? Rassurez-vous, voici la captation vidéo de l’événement !

 

Ajouter des sensations olfactives au monde numérique, voilà ce à quoi travaillent de nombreux chercheurs qui mettent au point des prototypes capables de produire des signaux olfactifs, d’envoyer des odeurs à distance et de les synchroniser avec des contenus multimédias.

La diffusion d’odeurs dans des lieux publics est de plus en plus courante, que cela soit dans le cadre deproductions culturelles (pièces de théâtre, expositions…) ou d’une technique de marketing sensoriel.

L’idée qui se développe aujourd’hui est celle d’intégrer la diffusion d’odeurs dans nos vies quotidiennes et espaces intimes en associant des odeurs à, et via, nos nouvelles technologies.

Ce qu’on appelle les Digital Scent Technologies désigne ces nouvelles technologies qui perçoivent,transmettent et reçoivent des odeurs via un média numérique.

Mais la modernité s’exprime aussi dans la captation et l’évaluation des odeurs là où le nez biologique ne peut intervenir. Nous nous interrogerons ainsi sur la capacité de la science et des applications industrielles a pallier les “incapacités” du nez humain.

Que faut-il attendre de cette nouvelle voie empruntée par la réalité augmentée, dans le domaine balbutiant de l’olfactif, alors que de nombreuses innovations, notamment dans le domaine de la vision(Casques d’immersion, Google Glass, Cinéma 3D…), font déjà partie ou presque de notre quotidien ?

La technologie saura-t-elle égaler la complexité du monde des odeurs, ou notre sens devra-t-il s’adapter aux limites des ces nouveaux diffuseurs ? Comment allons-nous sentir ?

intervenants :

  • David Suissa, Directeur général et Directeur technique de Scentys (Créateur et expert de la diffusion de parfum dans l’air)
  • Claire Martin, Chercheur en neurosciences à l’Université Paris Diderot
  • Sylvain Morel, directeur commercial d’Alpha Mos (Solutions Analyse sensorielle ; Solutions Chromatographie ; Solutions Mesure d’odeur sur site)

modérateur :

Eléonore de Bonneval – www.uptintheair.fr

Photo reporter indépendante basée à Londres depuis 2006 ; Créatrice de l’exposition “Anosmie : Vivre sans odorat” ; Rédactrice pour Nez (“Le nez électronique”, “La mémoire en sentant”)

Speed Smelling d’IFF bientôt disponible !

Vous pourrez vous procurer, a à partir du 15 mars, le coffret Secret Smelling d’IFF : 11 parfums créés par 11 parfumeurs hors de toute contrainte marketing.

Secret Smelling - Marcus Barboza
©Marcus Barboza

Chaque année depuis 2009, la maison de composition de parfums IFF (International Flavors & Fragrances) propose à ses parfumeurs, à travers l’expérience Speed Smelling, de composer un parfum de leur choix, sans contraintes de prix ou de style, afin de mettre en avant auprès de leurs clients l’étendue de leur talent et de leur palette créative, mais aussi bien sûr, de faire la promotion des molécules et matières naturelles que la société fabrique en exclusivité. Utiliser en grande quantité ces ingrédients constitue finalement la seule contrainte pour ces créateurs !

Les maisons de compositions sont peu connues du grand public, et même si les parfumeurs qu’elles emploient sont parfois mis en lumière par la presse, elles restent généralement dans l’ombre de leurs clients, à savoir toutes les marques de parfums (grandes ou petites) qui n’ont pas de parfumeur maison.

Speed Smelling consiste habituellement en un rendez-vous entre les parfumeurs qui ont œuvré à ces compositions audacieuses, et des journalistes spécialistes du parfum.
Chacun peut alors, dans un face-à-face de 7 minutes (référence au speed dating des rendez-vous amoureux), expliquer et défendre sa création.

La suite de l’article sur Auparfum.com

Le Coffret Secret Smelling est en vente sur le Shop Auparfum

« Faut-il sentir bon pour séduire ? – 120 clés pour mieux comprendre l’odorat », de Roland Salesse

L’auteur propose de suivre le message olfactif depuis le nez jusqu’au cerveau pour comprendre le fonctionnement de l’odorat, la mémoire olfactive, et comment les odeurs déclenchent ou modulent le comportement.

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Roland Salesse propose de suivre le message olfactif depuis le nez jusqu’au cerveau pour comprendre le fonctionnement de l’odorat, la mémoire olfactive, et comment les odeurs déclenchent ou modulent le comportement.

Prix : 23,50 €
200 pages