Les œuvres du musée du Louvre se mettent au parfum avec Buly

L’officine universelle Buly s’associe avec le musée du Louvre pour proposer un nouveau concept parfumé, la création de l’odeur d’une oeuvre d’art universelle.

L’officine universelle Buly et le musée du Louvre invitent les grands « nez » français issus d’illustres maisons de composition à concevoir une collection de parfums. Tous relèvent le défi d’imaginer et de créer, pour la première fois dans l’histoire de la parfumerie française, l’odeur d’un chef d’œuvre universel de la peinture et de la sculpture pour lui donner vie par le parfum. Cette gamme originale et inédite sera présentée dans la boutique éphémère du musée, nichée à l’étage inférieur de la pyramide, allée du grand Louvre.

À la manière d’un cabinet de curiosités grandeur nature, l’officine universelle Buly investit cet espace pour présenter huit senteurs emblématiques pour huit chefs-d’œuvre :

 La Baigneuse de Jean-Auguste-Dominique Ingres interprétée par Daniela Andrier (Maison Givaudan). L’interprétation parfumée : écorces de citronnelle de Java tempérées de néroli. La fraîcheur du lavandin et de la fleur d’oranger se lie dans un bouquet d’iris, d’encens et de patchouli.

 Conversation dans un Parc de Thomas Gainsborough interprétée par Dorothée Piot (Maison Robertet). L’interprétation parfumée : ronde florale de menthe poivrée, bergamote et essence de rose.

– La Victoire de Samothrace interprétée par Aliénor Massenet (Maison Symrise). L’interprétation parfumée : la profondeur de la myrrhe s’entoure de bergamote et d’essence de jasmin. Magnolia et rose se lient délicatement à la tubéreuse.

 La Nymphe au scorpion de Lorenzo Bartolini interprétée par Annick Ménardo (Maison Symrise). L’interprétation parfumée : quintessence de jasmin et d’héliotrope relevée de notes musquées et amandées.

 Saint Joseph charpentier de Georges de la Tour interprété par Sidonie Lancesseur (Maison Robertet). L’interprétation parfumée : Quaternaire rafraîchissant de bois, baies roses, verveine et cèdre.

 – La Vénus de Milo interprétée par Jean-Christophe Hérault (Maison IFF). L’interprétation parfumée : parfum intense de mandarine lié à la délicatesse du jasmin. Une brassée enivrante de notes ambrées et boisées.

 La grande odalisque de Jean-Auguste-Dominique Ingres interprétée par Domitille Michalon-Bertier (Maison IFF). L’interprétation parfumée : accords d’encens et de poivre rose rehaussés de notes musquées intenses.

 Le Verrou de Jean-Honoré Fragonard interprété par Delphine Lebeau (Maison IFF). L’interprétation parfumée : fleur de lys triomphante sur lit impérial musqué.


Huit senteurs déclinées dans une collection exclusive : eau triple (parfum de peau à l’eau), feuille de savon parfumée, bougies odoriférantes, alabastres parfumées et cartes postales parfumées.

Sauf le mardi, nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 21h40.

Jardins des cloîtres, Jardins des princes… Quand le parfum portait remède

Cette exposition propose de découvrir les parfums thérapeutiques du Moyen Âge au XVIIIe siècle, reconstitués à l’occasion par Daniela Andrier et Dominique Ropion.

Dès le Moyen Âge, les jardins des cloîtres et les jardins des princes accueillent les plantes nécessaires à l’élaboration des remèdes et des compositions odorantes qui constituent jusqu’au XIXe siècle l’essentiel de la pharmacopée.

L’histoire des jardins est aussi celle des plantes et des remèdes au cœur de la pharmacopée antonine. Ainsi, en l’abbaye de Saint-Antoine, les jardins sont une ressource essentielle pour l’élaboration de remèdes.

Ce parcours propose de découvrir de manière ludique les parfums thérapeutiques du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Les dix-sept fragrances recréées par Daniela Andrier (Givaudan) et Dominique Ropion (IFF) permettent, en trois espaces dédiés, de remonter le fil d’une histoire universelle.

Commissaire de l’exposition : Annick Le Guérer, docteur en anthropologie, spécialiste du parfum.