L’Hédione (Nez#1)

Une histoire de l’Hédione, molécule de synthèse développée par Firmenich. Vous reprendrez bien un peu de jasmin ? Extrait de l’article paru dans Nez.

Molécule hedione
Illustrations Lou Rihn

Tous les parfums sont composés de molécules, issues de matières naturelles ou de la synthèse chimique. Comment les laboratoires découvrent-ils et produisent-ils ces composés ? Histoire de l’Hedione, dont la qualité a enrichi depuis un demi-siècle la palette du parfumeur.

Jasmin secret

Entre 1899 et 1950, les chimistes réussissent à identifier et à analyser 87 % des molécules présentes dans l’absolue de jasmin, la substance odorante obtenue par extraction de la fleur. Mais certaines ne se laissent pas capturer, et les parfumeurs ne peuvent restituer fidèlement la beauté olfactive du jasmin. Alors, dans les années 1950, Roger Firmenich, un des premiers dirigeants de la société de composition qui porte aujourd’hui son nom, commande des recherches et envoie un jeune étudiant, Édouard Demole, faire une thèse dans le laboratoire du Pr Edgar Lederer, à Paris.

La suite est à découvrir dans le premier numéro de NEZ

Aragon et le “sentir-vrai” (Nez#1)

S’il est notoire qu’Aragon avait un goût prononcé pour les arts, de la peinture à la musique, son oeuvre témoigne aussi d’un goût plus rare pour les odeurs et le parfum.

Louis Aragon (1897-1982), écrivain français.
Louis Aragon (1897-1982), écrivain français.

Qu’a-t-on retenu de Louis Aragon ? L’intellectuel communiste, le dadaïste, le surréaliste, le journaliste, la revue Littérature, le poète, La Rose et Le Réséda, le résistant, son amitié avec les plus grands artistes de son temps, André Breton, Paul Eluard, Jean Cocteau, Philippe Soupault, André Malraux, Pablo Picasso, Francis Picabia, Henri Matisse, son goût des roses, Elsa. On connait moins ses oeuvres réalistes et notamment le Cycle du Monde Réel, cinq romans, publiés entre 1934 et 1951 : Les Cloches de Bâle, Les Beaux Quartiers, Les Voyageurs de l’Impériale, Aurélien et Les Communistes portent en eux toute la sensibilité politique et artistique d’Aragon.

S’il est notoire qu’Aragon avait un goût prononcé pour les arts, de la peinture à la musique, son oeuvre témoigne aussi d’un goût plus rare pour les odeurs et le parfum. Cet intérêt lui vient probablement de sa compagne, l’écrivaine Elsa Triolet qui elle-même y était très sensible. Dans la préface des Cloches de Bâle qu’il rédige en 1964, Aragon dit à propos du processus d’écriture : « Cela allait si vite à écrire que je me suis trouvé devant les faits acquis sans y avoir pensé. Un détail d’habillement, un parfum, un meuble, m’entraînait la main, l’histoire, me mettait devant l’irrémédiable ». Les occurrences du parfum semblent lui venir naturellement dans le processus d’écriture et ont différentes fonctions romanesques dans l’ensemble du Cycle du Monde Réel.

La suite est à découvrir dans le premier numéro de NEZ