“Le nez des musiciens” : Gaël Grosset, membre du groupe Soldièse

Pour le deuxième numéro de Nez, la revue olfactive, nous avons demandé à des musiciens de partager avec nous leurs souvenirs et leurs références olfactives… Et nous avons eu la chance de récolter de nombreuses réponses.
Faute d’avoir pu toutes les publier sur la double page consacrée à cette rubrique dans la revue papier (p.12-13), nous leur dédions ici un espace qui vous offrira, nous l’espérons, un prolongement agréable à la lecture du “Le Nez des musiciens”.

Gaël Grosset, aka Baltimores (à gauche sur la photo), est le chanteur et guitariste de Soldièse, un groupe français alliant musique et street art. Leur premier album Overcome est sorti en 2013 et peu après était lancé leur titre Born Free Ever Free au message percutant : tout homme est libre mais s’impose des limites mentales qui l’empêchent d’accomplir ses rêves.

Le groupe a tout récemment sorti un nouveau clip (lien: https://youtu.be/92OmozdaYMU) et publiera tous les mois un nouveau single accompagné d’un clip vidéo.
Plus d’informations sur le site du groupe.

Ton parfum ?
Armani Code depuis toujours. Je suis d’un tempérament assez fidèle et j’avoue qu’il m’est très difficile d’en trouver un autre qui me plaise autant. Il peut sembler assez mainstream, et il l’est, mais c’est un beau classique intemporel qui sait se démarquer. 

Ta madeleine de Proust ?
L’odeur du bois que l’on vient juste de couper, frais, vert et piquant. Cela me fait immédiatement replonger en enfance, quand j’assistais patiemment au travail de mon oncle, dans son atelier, qui est sculpteur sur bois, en Provence. J’aime particulièrement l’odeur du chêne.

Ton pire souvenir olfactif ?
Dans le milieu, quand on parle de la musique de groupes qui gravitent autour du punk ou du rock on utilise parfois des expressions comme “ça sent la sueur”, “ça sent le garage” ou “ça colle aux pieds” pour faire référence aux ambiances des bars underground où se produit la scène indépendante et alternative des métropoles. On visualise bien ces endroits souvent bas de plafond, un peu crades et rustiques mais authentiques, où l’on sent des effluves de bière, de renfermé, de transpiration, d’haleines alcoolisées… Il y a quelques années avec Soldièse nous nous sommes produits dans un petit bar dans le genre et quelques minutes avant le début du concert, un des serveurs a eu un problème avec un fut de bière et en a renversé des litres par terre. On a donc dû jouer deux heures dans une odeur de bière abominable. On a alors pris pleinement conscience des expressions précédemment citées.

La musique, ça sent quoi ?
A vrai dire, j’aime beaucoup écouter de la musique avec un bon verre de vin. Alors je me suis conditionné à associer musique et arômes de vin, qui ont d’ailleurs beaucoup de similitudes en termes de vocabulaire : “acidité, accord, capiteux, épicé, balance, finale, léger, plat, puissant, respiration, sec, souple, structure…”


Acheter Nez, la revue olfactive – Le propre & le sale – octobre 2016

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