“Le nez des musiciens” : Maxime Pascal, chef d’orchestre

Pour le deuxième numéro de Nez, la revue olfactive, nous avons demandé à des musiciens de partager avec nous leurs souvenirs et leurs références olfactives… Et nous avons eu la chance de récolter de nombreuses réponses.
Faute d’avoir pu toutes les publier sur la double page consacrée à cette rubrique dans la revue papier (p.12-13), nous leur dédions ici un espace qui vous offrira, nous l’espérons, un prolongement agréable à la lecture du “Le Nez des musiciens”. 

Maxime Pascal, chef d’orchestre
©Jean-baptiste Millot

 

Maxime Pascal est un jeune chef d’orchestre de 28 ans, déjà célébré dans la profession. En effet, il est devenu en 2014 le premier lauréat français du concours de jeunes chefs d’orchestre du Festival de Salzbourg, le Young Conductors Award.
Étudiant, il suit l’enseignement de François-Xavier Roth. Il fonde en 2008 l’orchestre nommé Le Balcon, dont la particularité est d’être concentré autour de la musique contemporaine en faisant appel aux techniques de sonorisation.

Il a tout récemment dirigé à l’Opéra de Lille  la création d’un opéra d’Arthur Lavandier, Le premier meurtre, mis en scène par Ted Huffmann. Plus d’informations sur le site de l’Opéra de Lille

 

Ton parfum ?
Mon préféré est Habit Rouge de Guerlain que je porte depuis une dizaine d’années, mais j’alterne avec d’autres de chez Dolce & Gabbana : Le Fou et L’Amoureux. Et j’en ai essayé plusieurs que je reporterai comme Bois Farine de l’Artisan Parfumeur ou Silver Iris d’Atelier Cologne.

Ta madeleine de Proust ?
Le parfum de l’herbe mouillée et des pins, ça me rappelle mon enfance dans les bois à côté de Carcassonne. Mais j’aime aussi l’odeur des vieux meubles et des vieux livres.

Ton pire souvenir olfactif ?
Avec Le Balcon nous avons joué l’année dernière un opéra dans lequel à un moment, il y avait un vrai barbecue sur scène. Comme on ne voulait pas gaspiller, on utilisait de la vieille viande avariée. Du coup ça sentait vraiment très fort le graillon de l’enfer dans tout le théâtre, ça donnait un peu envie de vomir.

La musique, ça sent quoi ?
L’association musique et parfum m’évoque immédiatement le compositeur Claude Debussy qui aimait cultiver l’analogie entre les odeurs de la nature, l’air, la lumière et les ondes sonores. L’un de ses préludes a notamment pour titre Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir.

Quel rapport entretiens-tu avec les odeurs ?
J’aime être à l’écoute des odeurs d’un lieu, elles me racontent une histoire d’espace et de temps. Et elles stimulent plus mon imaginaire que la simple structure visuelle de ce lieu.

 


Acheter Nez, la revue olfactive – Le propre & le sale – octobre 2016

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