“Le nez des musiciens” : Carla Pallone et Julia Lanoë de Mansfield.TYA

Pour le deuxième numéro de Nez, la revue olfactive, nous avons demandé à des musiciens de partager avec nous leurs souvenirs et leurs références olfactives… Et nous avons eu la chance de récolter de nombreuses réponses.
Faute d’avoir pu toutes les publier sur la double page consacrée à cette rubrique dans la revue papier (p.12-13), nous leur dédions ici un espace qui vous offrira, nous l’espérons, un prolongement agréable à la lecture du “Le Nez des musiciens”.

 

Mise en page 1
Carla Pallone et Julia Lanoë ont formé Mansfield.TYA au début des années 2000, en référence à June Mansfield, ex-femme de l’écrivain américain Henry Miller.
Groupe français difficilement classable, il sort son premier album baptisé June sort en 2005, contenant notamment le titre Pour oublier je dors inspiré par le poème Le vin de l’assassin de Charles Baudelaire.
Il sera suivi en 2009 par Seules au bout de 23 secondes.
Après avoir composé la musique d’un spectacle de danse contemporaine et avoir joué en Chine, le duo sort un nouvel album en 2011 appelé Nyx.
Plus récemment, le duo a sorti Corpo Inferno, album pour lequel il a été assisté par le studio Shelter pour la finalisation et le mixage. L’auteur-compositrice-interprète américaine Shannon Wright (ayant notamment travaillé avec Yann Tiersen) a aussi participé à ce nouvel opus en posant ses mots et sa voix sur le titre Loup noir.

Plus d’informations : www.mansfieldtya.com

 

Ton parfum ?
Carla : L’Eau d’Hadrien d’Annick Goutal, que je porte depuis plusieurs années, suffisamment pour ne plus le sentir.
Julia : Je porte ma sueur, depuis toujours.


Ta madeleine de Proust ?
Carla : Un vétiver de l’Artisan Parfumeur que ma mère portait mais qui n’existe plus. Elle s’en aspergeait en partant le matin, je lui reprochais même d’en mettre trop, mais ses foulards embaumaient et faisaient d’excellents doudous !
Julia : L’odeur des rizières et du plâtre.


Ton pire souvenir olfactif ?
Clara : Quand j’ai commencé le violon, petite, mon professeur jouait en fumant ses Gitanes. La cendre tombait sur sa chemise blanche. Et mon violon sentait la fumée pendant des heures.
Julia : L’odeur de la beuh brulée. Ça me fait penser au reggae.


La musique, ça sent quoi ?
Carla : Aucune idée. J’écoute avec les oreilles. Parfois les yeux. Mais rarement le nez.


Quel rapport entretiens-tu avec les odeurs ?
Carla : J’y suis très sensible. Parfois à mes dépens, car je les trouve parfois agressives ou vulgaires : l’enfer pour choisir ne serait-ce que la lessive !
Julia : J’aime pas l’odeur des parfums de supermarché. Ça me donne envie de vomir.

 


Acheter Nez, la revue olfactive – Le propre & le sale – octobre 2016

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