“Le nez des illustrateurs” : François Warzala, graphiste et illustrateur

Pour le troisième numéro de Nez, la revue olfactive, nous avons demandé à des illustrateurs de partager avec nous leurs souvenirs et leurs références olfactives… Et nous avons eu la chance de récolter de nombreuses réponses.
Faute d’avoir pu toutes les publier dans les pages consacrées à cette rubrique dans la revue papier (p.9-11), nous leur dédions ici un espace qui vous offrira, nous l’espérons, un prolongement agréable à la lecture du “Nez des  illustrateurs”.

Aujourd’hui, c’est François Warzala qui révèle ses secrets olfactifs…

 

Illustrateur et graphiste français qui a fondé sa propre agence de design et de communication visuel. Il nous avait enchantés avec sa bande dessinée politique sur la réalité de la vie politique de Bertrand Delanoë, en exercice à l’époque, Monsieur Bertrand ou la vraie vie du maire de Paris (Seuil).

Portugal enfance FWarzala

 

-Quel est ton parfum?

Bien que, la plupart du temps, je ne me parfume pas, j’ai parfois porté Habit rouge de Guerlain ou Allure pour homme de Chanel. Sinon, j’aime beaucoup Angéliques sous la pluie de Jean-Claude Ellena chez Frédéric Malle.

-Ta madeleine de Proust?

L’odeur du mimosa et des pins. Quand j’étais enfant, j’ai passé du temps au Portugal et il y avait une maison au bord de la mer où nous allions régulièrement le week-end. Autour, il y avait des pins dont on récoltait la sève et je me rappelle des petites boules jaunes des fleurs de mimosa du jardin. Aujourd’hui, dès que je sens une de ces deux odeurs, je me retrouve transporté dans le passé et un sourire apaisé me vient spontanément aux lèvres.

-Ton pire souvenir olfactif?

Une odeur particulière de la cantine quand j’étais enfant, ressemblant étrangement à celle des caniveaux ou du chien mouillé. Une odeur froide aux relents d’eau croupie qui laisse un goût métallique dans la bouche. À vomir.

-Et tes dessins, ils sentent quoi?

Ça dépend. Il y a bien sûr l’odeur du papier, de l’aquarelle ou de la gouache mais, quand je travaille les couleurs sur ordinateur, il n’y a plus rien. Alors, l’odeur des dessins, je dirais plutôt que c’est celle qui surgit dans mon imagination, celle qui accompagne ce que je représente. En fait, j’aimerais que mes images sentent la poésie.

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