Franco Wright (Lucky Scent) : “Je peux porter jusqu’à cinq parfums”

(see the English version after the French part)

Cet entretien prolonge notre tour du monde des parfumeries de niche qui nous font le plaisir de distribuer la version anglaise (et parfois aussi française) de Nez. Pour cette deuxième étape, nous vous proposons une virée californienne, à Los Angeles, pour découvrir Lucky Scent en compagnie de Franco Wright.

 

Comment êtes vous-entrés dans le monde du parfum?

C’était un peu par accident; mon associé Adam et moi avions lancé une agence de design en 1999, dans laquelle nous faisions principalement du web design et de la publicité. Étant donné que nous créions déjà des sites internet pour de nombreux clients, nous avons eu l’idée de créer notre propre site de e-commerce spécialisé dans le luxe. Au départ, j’ai suggéré un site avec exclusivement des sacs à main, des chaussures et des parfums… Mais Adam m’a ramené à la réalité, et nous avons décidé de nous consacrer aux parfums. L’une de nos inspirations a été l’Eau de Cologne Comme Des Garçons qui était justement introuvable sur le net, et nous avons commencé à partir de là. Notre tout premier client était notre livreur FedEx !

 

Quelles sont, selon vous, les spécificités de votre boutique?

Notre objectif était de créer une boutique de parfums à la fois accueillante et passionnante, un lieu où l’on voudrait flâner, découvrir les parfums et discuter. Nous avons finalement réussi à créer une joyeuse communauté, dans un lieu où l’on ne pousse pas à l’achat.

 

Comment sélectionnez-vous les marques que vous vendez dans votre boutique ?

C’est toujours une question compliquée, il n’y a pas de réponse facile ! Chaque marque que nous choisissons doit généralement respecter une multitude de critères. Chaque année, on assiste à la création de nombreuses marques, ce qui rend le choix d’autant plus difficile.

 

 

Avez-vous eu un ou plusieurs coup(s) de coeur cette année ?

MEM de Bogue Profumo est spectaculaire, et Nuit de Bakélite est une interprétation révolutionnaire de la tubéreuse.
J’ai également un faible pour toutes les créations de Comme Des Garçons, donc avoir leurs rééditions en magasin est une joie.

 

Quel parfum portez-vous aujourd’hui ?

Je suis entouré de parfums toute la journée, je sens et essaye des dizaines de parfums qu’on nous propose; donc j’ai tendance à porter ce que j’ai en face de moi sur le moment, parfois

Je peux porter jusqu’à cinq parfums. En revanche, le soir et le week-end, j’ai besoin d’une pause et c’est à ces moments là qu’opère le charme de Molecule 01 d’Excentric Molecules.

 

Qu’est-ce qui vous a convaincus de distribuer la revue “Nez”?

Tout d’abord, le design de la revue est magnifique : les illustrations, la typographie… C’est ce qui m’a attiré dans un premier temps, mais le contenu s’est avéré être passionnant ; je dis donc bravo à la rédaction de Nez pour ce travail incroyable !

 

Comment vos clients y réagissent-ils?

Nous avons rapidement écoulé notre première commande, sans même annoncer officiellement que nous distribuions Nez. Je dirais donc  que les clients sont très enthousiastes !

Franco Wright and Adam Eastwood, founders of Lucky Scent

English version

Franco Wright (Lucky Scent) : “I tend to wear what’s in front of me at that moment; sometimes it can be as many as 5 different fragrances”

 

This interview continues our world tour of the niche perfumeries that honored us by becoming retailers of our magazine. For our third stop, we invite you to a Californian trip, to Los Angeles, to discover Lucky Scent with Franco Wright.

 

How did you get into the world of perfume?

It was a bit of an accident— both Adam (by business partner) and I had started a design agency back in 1999— mostly doing web design and advertising. So this idea came about doing an luxury site “on the side” and since we were building sites for so many clients— why not try our hand at e-commerce? Initially I suggested a site focusing solely on handbags, shoes and perfumes…  but Adam brought me down to reality and we settled on fragrances… and interestingly enough one of the inspirations was a CDG eau de cologne that we couldn’t find online…. so it went on from there. Our very first customer was our Fedex delivery driver!

 

According to you, what are the specificities of your shop?

Our goal was to create a fragrance boutique both thrilling and inviting; a place you’d want to hang out and explore perfumes and enjoy conversation;  in turn we’ve created a really fun community in a setting free from pushy sales tactics.

 

How do you choose the brands that you sell in your shop?

That’s always a hard question, there is no easy answer! Every brand we choose usually has to meet a multitude of criteria before we bring it in. Each year the market is getting more saturated so the curation process is becoming much more challenging.

 

Have you had any crushes this year?

Bogue’s MEM is spectacular.  Naomi Goodsir’s Nuit de Bakelite is a groundbreaking take on Tuberose.
And I have a soft heart for all things comme des garçons, so having their re-releases back in stock is a real joy.

 

What perfume do you wear today?

Being around fragrance all day long… smelling and testing dozens of submissions, I tend to wear what’s in front of me at that moment; sometimes it can be as many as 5 different fragrances.  But at night and on weekends… I need a break and that’s where Molecule 01 works its’ charm.

 

What made you choose to sell “Nez” in your shop?

First, the magazine is beautifully designed…. the illustrations, typefaces… that’s what drew me in; but the content turned out to be the real treat; so I say bravo to the Nez team for incredible work!

 

How do your customers react to it?

We’ve quickly sold out of our first order – without formally announcing Nez.  So I’d say… it’s going GREAT!

 

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